Toronto & Niagara Falls

Publié: 28 novembre 2010 dans Canada
Un nouvel article pour un nouveau voyage

J’ai eu la chance de partir pour Toronto le weekend dernier. Le but de ce weekend était de découvrir une ville totalement différente de ce qui m’avait été donné de voir jusqu’à maintenant. En effet, Toronto est une ville anglophone et se veut clairement différente de la province francophone du Québec. De plus la proximité avec les Chutes du Niagara était l’occasion parfaite de faire d’une pierre deux coups.

Toronto

Capitale de la province de l’Ontario, Toronto est la capitale économique et financière du Canada. 8ème ville d’ Amérique du Nord (après New-York, Chicago, Boston, San Fransisco, Los Angeles et Baltimore !), Toronto compte 2,5 millions d’habitants.
Véritable mégalopole, on y trouve les headquarters de grandes banques et multinationales mais surtout la Bourse : Le TSX (« Toronto Stock Exchange »). Le TSX 60 est la 3ème place boursière en Amérique du Nord après Chicago (marchés des options et des denrées agricoles) et bien sûr New York (Dow Jones Industrial Average) .

Les particularités de la ville

Ce qui saute aux yeux en arrivant c’est avant tout l’influence américaine. Notre première « vision » de la ville fut le mini Times Square de Toronto : Dundas Square. Grande place entourée de restaurants, cinémas et autres écrans géants, Dundas Square offre donc immédiatement une vue très commerciale de la ville.

Néanmoins, la culture américaine ne constitue qu’une influence parmi d’autres. Outre ses skyscrapers et autres Hard Rock Café, Toronto est possède également une influence plus européenne. En effet, on dénombre des musées de grande qualité éparpillés dans la ville : le ROM (Royal Ontario Museum) présente une collection magnifique d’œuvres et pièces historiques. Véritable musée d’Histoire Naturelle, le ROM possède une collection fabuleuse d’ossements de dinosaures et autres minéraux. On peut aussi évoquer le Musée d’Art Moderne de la ville : le MOCCA.

Mon coup de cœur est, sans hésitation, le quartier excentré situé à l’Est de la ville dans le Historic District. Quartier populaire mais arty, il regroupe des galeries d’art et autres sculptures extérieures. Ce quartier est très prisé des jeunes de la ville, il y fait bon vivre et les touristes sont relativement rares. De plus, les parcs environnants donnent à ce quartier une quiétude très appréciable dans une ville très dynamique.

Je parlais précédemment d’influence internationale. Le quartier de Kensington Market ne déroge pas à la règle. Il fait indubitablement penser à Camden Town, quartier « punk » de Londres et temple des affaires : vêtements, nourriture, souvenirs, objets artistiques… Néanmoins, ce constat est à relativiser pour le quartier de T-O. Kensington Market est beaucoup moins étendu (environ 2 rues !) mais possède ce charme très english avec ses friperies, tailleurs et food markets.

Le sport à Toronto

Comment ne peut pas évoquer le sport dans une ville comme Queen City ? Toronto possède 3 franchises professionnelles membres des ligues  nord-américaines : les Toronto Maple Leafs (NHL),  franchise phare de la ville, les Toronto Raptors (NBA), franchise devenue moribonde depuis le départ de leur franchise player Chris Bosh mais seule équipe non-américaine présente dans la ligue et enfin les Blue Jays (MLB), champions en 92 et 93.

On notera que les Maple Leafs ne se sont pas qualifiés en playoffs depuis la saison 2003-2004 mais sont classés comme la franchise la plus lucrative d’après Forbes, que les Raptors ont été cités dans la majorité des pronostics comme la potentielle pire équipe de l‘Eastern Conference et que les Blue Jays tirent leur nom d’un oiseau : la passerine.

Chutes du Niagara

Les Chutes du Niagara sont constituées de 3 chutes distinctes : Horseshoe Falls ou chutes canadiennes, American Falls et Bridal Veil Falls (le voile de la mariée).

J’ai eu l’occasion d’admirer les chutes et mon impression est assez mitigée. Le panorama est réellement magnifique et les chutes impressionnantes mais on ne peut que déplorer l’environnement proche des chutes. En effet, Niagara Falls, une mini-ville complètement factice les entoure : fast-foods, mini parc d’attraction, épiceries pratiquant des prix déments…

Sans être naïf, cette démarche rimant forcément avec business, il est décevant de se dire qu’en marchant à peine 5 minutes, on se retrouve entouré d’une réplique laide et sans saveur de Las Vegas.

On se consolera en se disant que les chutes du Niagara sont les chutes possédant le débit le plus important au monde et produisent une source immense d’énergie hydroélectrique. On retiendra également qu’un effort important de préservation de cette incroyable curiosité naturelle est constant depuis plusieurs décennies.

Mon prochain voyage me mènera à Boston, Massachussets, berceau de l’indépendance américaine. See you then !

Voilà maintenant 7 semaines qu’a débuté ce semestre au pays des caribous, de la poutine et de Céline Dion. Un bilan s’impose donc…

Rythme de vie

Le Québec vit aux antipodes du modèle méditerranéen. En effet, le Québec subit une météo très aléatoire et la vie en Hiver est relativement rude. Les Québécois ont pour habitude de se lever tôt et surtout de se coucher tôt. La différence avec le rythme de vie étudiant à la française réside dans le fait que  les Québécois « vivent » la journée et ne profitent pas de la vie nocturne autant que le font les étudiants français.

Soirées étudiantes

A l’Université Laval, la soirée consacrée aux « partys » est principalement le Jeudi. Soirée au pub de l’Université, sorties en discothèque, les Québécois ne sont pas réticents à fêter l’arrivée du weekend. Néanmoins, le rythme des cours et l’exigence du cursus universitaire ne rend pas possible les nombreuses soirées organisées régulièrement en France. De plus, le prix de l’alcool est une variable à considérer sérieusement. En effet, une bouteille dite de « hard » d’entrée de gamme coûtera environ $ 22 là où les Français peuvent l’acheter pour 8 €.

Cette variable que l’on pourrait qualifier de sociale influe nettement d’autres paramètres très concrets : le taux de chômage est très faible (moins de 5 %), le taux de criminalité est en chute libre et la scolarisation est une profonde réussite dans la province canadienne. Une particularité peu commune se retrouve dans le fait qu’une seule société (la SAQ ou Société d’Alcool du Québec) est la seule habilité à vendre des alcools forts (vodka, tequila, rhum, whisky…) et respecte scrupuleusement l’interdiction légale de vente d’alcool à des mineurs (- 18 ans). L’accès à l’alcool est donc à la fois limité par le prix relativement prohibitif et surtout l’âge requis ce qui constitue un facteur macroéconomique, de mon point de vue, influent.

Les cours

Le système éducatif canadien se différencie du système français au niveau de l’âge, de la spécialisation et des diplômes obtenus. Étudiant des cours de Bachelor (niveau BAC + 3) , j’ai pu remarquer l’assiduité, le sérieux et l’application générale des étudiants québécois. Les méthodes de travail sont assez différentes d’une ESC comme l’ESSCA en ce sens que le travail est régulièrement basé sur la lecture et l’apprentissage avec des manuels de référence. Mon cours d’Introduction aux Produits Dérivés (cours de niveau L3) s’effectue notamment à l’aide du manuel de Hull : Options, Futures and Other Derivatives.

Québec

J’ai eu l’occasion de visiter la ville de Québec à quelques reprises et elle représente relativement bien l’ambiance générale que j’ai pu observer jusqu’à maintenant. Ville historique, regorgeant de monuments, rues ou statues, elle possède ce côté charmant qui fait d’elle une ville où il fait bon vivre.

Une ville véritablement touristique, dont le quartier le plus « attrayant » est  sans conteste le Vieux-Québec, véritable ville fortifiée rappelant la période médiévale. Ce qui ressort également, c’est la gentillesse, l’hospitalité des québécois, qu’ils soient commerçants ou simples passants.

Montréal

Ma visite de Montréal, bien que courte, me permit d’observer une ville complètement différente de Québec.
Deuxième ville du pays derrière Toronto, capitale économique du Québec, Montréal peut être également considérée comme une capitale artistique. L’ambiance y est unique, des quartiers hétéroclites se chevauchent (quartiers chinois, administratifs, gays…) on y observe une mixité sociale rappelant parfois New-York.

Un côté artistique se distingue nettement, les musiciens ou peintres  de rue y sont monnaie courante et donnent un charme réel à cette métropole.

En définitive, ces 7 premières semaines m’ont offert des panoramas et découvertes très variés et laissent augurer d’une suite toute aussi excitante. Au programme : chutes du Niagara, Toronto, NYC et la Gaspésie…

Et surtout je ne désespère pas de rencontrer mon premier caribou, câlice !

Présentation New York Knicks

Publié: 5 octobre 2010 dans Sport

Une saison de transition pour les New-York Knicks ?

Après cette intersaison très attendue outre-Atlantique avec des free-agents de grande qualité sur le marché, les Knicks sortent au final renforcés et – j’ose le dire – capables de jouer les playoffs dès cette année.

« The Decision »

A première vue, les fans peuvent résolument être déçus par la décision de LeBron James de rejoindre le Heat de Miami et former ainsi un Big Three monstrueux avec D-Wade et Chris Bosh.
En effet, tout avait été fait pour laisser de la place sous le salary cap afin de faire venir « The Chosen One ».
Au final, James a privilégié ses affinités (les three amigos) et surtout son envie de glâner son premier titre NBA après les échecs répétés avec les Cavaliers de Cleveland.

Le nouveau roster

Signature d'Amar'e StoudemireLe transfert-phare de l’intersaison pour Big Apple fut incontestablement le trade de Amar’e Stoudemire en provenance des Phoenix Suns. « Air Stat » décroche alors un contrat mirobolant de 100 M$ (?!) sur 5 ans avec pour ambition de devenir le franchise player pour les années à venir et surtout d’attirer d’autres stars de la ligue telles que Carmelo Anthony ou Chris Paul.

Stoudemire, rappelons-le, joue ailier-fort voire pivot en cas de besoin. Ses stats en carrière s’établissent environ à 21 ppg et 9 rpg en saison régulière faisant de lui un intérieur dominant à son poste et surtout craint et respecté. Âgé de bientôt 28 ans, il lui reste quelques belles années devant lui pour devenir le nouveau Patrick Ewing via son habilité à faire le spectacle ce qui devrait plaire aux spectateurs de Big Apple.

Autres transferts intéressants, les arrivées de Ronny Turiaf, Kelenna Azubuike et Anthony Randolph via le trade envoyant David Lee aux Golden State Warriors.
Ces trois role players peuvent définitivement apporter respectivement de la défense, du physique et du spectacle au Madison Square Garden. On attend beaucoup du jeune Randolph auteur d’un match de présaison intéressant (16 pts, 4 reb) mais aussi de notre Ronny national, pivot tourné vers la défense (contres, rebonds) et joueur ultra-spectaculaire grâce à son fighting spirit que l’on avait découvert chez les Lakers.

Enfin, les arrivées de Roger Mason Jr (San Antonio Spurs) au poste 2, Timofey Mozgov au poste 5 (Khimki Moscou) révélé aux Championnats du Monde et surtout Raymond Felton (Charlotte Bobcats) au poste de point-guard laissent entrevoir des possibilités intéressantes et des backups corrects à tous les postes.
Felton sera le métronome de l’équipe et devra bien s’entendre avec Stoudemire. Les spectateurs du MSG attendent avec impatience les pick and roll, dunks et autres alley-oops que vont nous fournir le nouveau roster de NYK.

5 majeur : Felton –  Chandler (Douglas) – Gallinari – Stoudemire  – Turiaf (Mozgov)

Pronostic

Pour ma part, je prédis une place de 7-8ème aux Knicks. En effet, la Conférence Est paraît très compétitive cette année avec la Dream Team du Heat, les Celtics et ses recrues (les O’neal, Van Wafer, West…), l’indéboulonnable Magic ou encore les Bulls et les Bucks auteurs d’une intersaison de grande qualité.

Les playoffs semblent atteignables avec le roster actuel, surtout si Randolph, Gallinari et Felton confirment les espoirs placés en eux. Néanmoins, le feuilleton Carmelo Anthony pourrait prendre fin si les Knicks trouvent un tour de draft.
Un trade à 3 équipes serait alors faisable avec pour résultat l’arrivée de Melo aux Knicks et les départs probables de Gallinari, Eddy « Big Mac » Curry et Chandler.

Prochain rendez-vous : le 25 Décembre pour un Knicks – Bulls qui s’annonce explosif !

L’Université Laval

Publié: 28 septembre 2010 dans Canada
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Les raisons d’un choix

Mon choix de semestre universitaire s’est logiquement porté sur l’Université Laval, plus grande université francophone d’Amérique du Nord, située à Sainte-Foy. En effet, l’Université jouit d’une situation géographique enviable, à 20 minutes en bus du centre-ville de Québec, accessible par divers moyens de transport et proche des USA.

De plus, l’Université se classe 86° dans le classement nord-américain établi par le site webometrics et bénéficie d’une reconnaissance et d’un prestige établi dans le monde entier.

Historique

Les origines de la fondation de l‘Université Laval remontent au XVII° siècle. L’évêque Mgr François de Montmorency-Laval fonde en 1663 le Séminaire de Québec, établissement d’enseignement réservé aux prêtres.
En 1852, cette institution devient l’Université Laval grâce au soutien de la reine Victoria. Celle-ci signe la charte royale conférant au Séminaire de Québec la dénomination et les privilèges d’une université. Ainsi naît la première université francophone en Amérique.

L’université en 2010

L’Université Laval compte aujourd’hui près de 45 000 étudiants dont 10% d’étudiants étrangers provenant de 112 pays.
L’établissement offre près de 400 programmes d’études dans tous les domaines possibles : Administration, Architecture, Droit, Médecine, Lettres, Sciences…

Les différentes facultés sont réparties dans des pavillons dédiées à chaque enseignement. Par exemple, les cours de la Faculté d’Administration sont dispensés au Pavillon Palasis-Prince.

L’un des attraits principaux de l’université, de mon point de vue, est symbolisé par son centre sportif ultra-moderne et complet. En effet, le PEPS (Pavillon d’Éducation Physique et Sportive) fait partie des meilleures infrastructures sportives du Canada.
Le PEPS compte : une piscine olympique, un stade de 15 000 place dédié au football US, des courts de tennis, une patinoire…

Enfin, la faculté d’Administration possède une spécificité assez originale. Les étudiants en Finance disposent en effet de deux salles de marchés récentes et exploitant la pointe de la technologie des marchés financiers (outil Bloomberg, base de données financières Reuters…)
Cette salle de marchés est en réalité le fruit d’un partenariat avec la Bourse Nationale de Toronto. En cas de krach et de dysfonctionnement, les traders et autres acteurs de la finance de marché peuvent utiliser cette salle librement et réaliser des opérations en temps réel.

Genèse

Publié: 25 septembre 2010 dans Canada
A very far trip…

L’idée de créer ce blog a germé du fait de mon départ pour un semestre dans la Province de Québec au Canada.
Ce semestre à caractère « universitaire » représentait une occasion toute trouvée pour faire partager les nombreuses expériences, impressions et réflexions qui jalonneraient mon parcours au Canada.